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19.06.2007

Au revoir....

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Je suis tellement déçu.

 

Du résultat de ma circonscription.

 

De mon parti politique ...

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20.05.2007

Kouchner,transfuge ou réaliste ?

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Conflits sociaux en France ou engagements extérieurs : j'ai toujours été et je demeure un militant de tous ces combats qui souvent ont fait la grandeur de notre pays. Depuis 1968, au Biafra comme à l'ONU et au Kosovo, en passant par Médecins sans frontières, Médecins du monde et de nombreuses autres expressions de la société civile, j'ai agi pour la défense des mêmes idéaux de solidarité et de progrès. Ministre, je porterai haut ces valeurs de la diplomatie française.

 

(Cliquer sur le lien ci-dessous pour la suite)

         

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Martin Hirsh...."ni dupe ni naïf"

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Martin Hirsch :

"Je ne suis ni dupe ni naïf"

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LE MONDE | 19.05.07 | 12h55

Pourquoi vous, qui êtes un homme de gauche, avez-vous accepté d'entrer dans le gouvernement comme haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté ? Pour réduire la pauvreté, pour que l'objectif de plein-emploi soit directement lié à une diminution du nombre de travailleurs pauvres. J'ai trop bataillé pour convaincre qu'il fallait une réforme des minima sociaux n'opposant plus solidarité et travail pour me défiler quand il s'agit de la mettre en oeuvre. Ce projet découle d'une réflexion conduite dans la commission "famille, vulnérabilité et pauvreté", que j'avais présidée. En 2005, elle avait réuni des élus UMP et PS, des responsables syndicaux et associatifs, des experts, et proposé, entre autres, la création du revenu de solidarité active (RSA). Comme cela n'avançait pas assez vite, nous avons fondé l'Agence nouvelle des solidarités actives (ANSA), pour commencer à travailler avec les départements volontaires. Nous avons obtenu en 2006 un premier bout de loi pour amorcer des expérimentations.

Mes entrevues avec Nicolas Sarkozy ont eu pour objet de le convaincre qu'il fallait retenir la conception de la réforme adoptée par la commission "famille, vulnérabilité et pauvreté", ce qui supposait des différences avec ce qu'il avait dit dans la campagne. Je préférais rester à l'extérieur, il a fait valoir les arguments d'efficacité et de moyens. Si je refusais et que la réforme n'allait pas dans le bon sens, chaque fois que j'aurais critiqué on m'aurait rétorqué : "Il n'avait qu'à y aller."

Ne craignez-vous pas que l'on vous reproche d'être solidaire d'un gouvernement qui a l'intention de prendre des mesures condamnées par la gauche ou critiquées par le mouvement Emmaüs, dont vous avez été le président pendant cinq ans ?

Je ne suis ni dupe ni naïf. J'ai conscience que, sur un certain nombre de sujets, l'équipe de M. Fillon va agir dans un sens qui ne correspondra pas forcément à mes orientations. Mais l'intitulé de ma fonction n'est pas anecdotique : je suis plus dans la position d'un haut fonctionnaire ou d'une autorité administrative que d'un responsable politique. J'appartiens certes au gouvernement et suis directement rattaché au premier ministre, mais sans avoir le titre de ministre ou de secrétaire d'Etat. Dans l'histoire de la Ve République, cela ne s'était jamais produit. Cette solution d'équilibre me permet d'être moins impliqué que les autres membres du gouvernement dans les choix politiques qui seront effectués en dehors de mon champ d'attributions. Je reste dans l'engagement non partisan qui était le mien jusqu'à présent.

Userez-vous de votre liberté de parole lorsque le gouvernement légiférera dans un sens qui ne vous convient pas ?

Je ne vais pas passer mon temps à commenter ce qu'il va faire. Aujourd'hui, je deviens acteur sur un segment de politique publique, qui me paraît fondamental si l'on veut combattre les phénomènes d'exclusion sociale. Je souhaite peser à 100 % pour que le RSA devienne une réalité.

Quels seront vos grands axes ?

La réforme à laquelle je m'attelle touchera à la fois les allocataires des minima sociaux et les travailleurs pauvres. Elle vise à donner à ces publics un véritable emploi et un salaire, afin qu'ils sortent de la pauvreté. Il n'est pas question de leur proposer des activités d'intérêt général, mal rétribuées et peu gratifiantes. M. Sarkozy a souhaité qu'un projet de loi soit élaboré dès cette année. Je le présenterai en conseil des ministres puis le défendrai au Parlement. J'espère que nous pourrons ainsi amplifier les expérimentations lancées, avant de les généraliser dans un deuxième temps. Il nous faut inventer une politique qui permette d'agir simultanément contre tous les obstacles à la reprise d'un emploi : problèmes de santé, garde d'enfants, moyens de transport, etc.

De quels moyens disposerez-vous ?

L'idée est de conserver les mêmes méthodes, de partir du local et de s'appuyer sur une structure légère, souple, réactive, qui pourra avoir autorité sur les administrations concernées. Le président et le gouvernement ont, par ailleurs, conscience que la réforme dont j'ai la charge nécessitera un effort budgétaire substantiel.
Propos recueillis par Bertrand Bissuel
Article paru dans l'édition du 20.05.07. Elections 2007 : Le Monde

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